Focus sur les collections

Nuit des musées 2017

NUIT DES MUSÉES 20 MAI

Le 20 mai prochain, de 18h à 22h,  le Musée Bigouden vous invite à découvrir ses collections 2017 ainsi que l’exposition consacrée à Édouard Doigneau et aux modes enfantines bigoudènes.

 

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Très belle proposition de don

Le lot se compose d’un « bragou bras » (vers 1840), d’une ceinture en cuir et métal (vers 1840), d’un chapeau (vers 1880), d’une petite fibule, d’un gilet masculin brodé (vers 1890) et d’une paire de guêtres brodées ton sur ton exeptionnelle (vers 1840).

Comme pour chaque proposition de don, le musée va soumettre ce lot à la commission régionale d’acquisition des Musées de France.

Le Musée remercie encore vivement la donatrice.

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Vendredi 29 novembre, les Amis du musée ont offert leur première pièce au musée.

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Portrait d’homme, années 1880-90, collection Musée Bigouden

Cette représentation est l’unique témoignage iconographique d’un vêtement masculin citadin des années 1880. En effet, les recherches développées par le musée sur ce type de gilets brodés à l’occasion de l’exposition Bigoudène… So chic !  permettent d’affirmer qu’il s’agit de la représentation d’un veston citadin et non d’un gilet paysan. Le port d’un chapeau « de fantaisie » confirme cette hypothèse : il s’agit bien d’un homme « costumé en breton » et non d’un paysan en vêtement traditionnel.

Après avoir étudié une centaine de plastrons brodés de ce type, l’équipe du musée associe cette toile à deux vestons brodés présentant les mêmes motifs de broderie.

L’enquête ne fait que commencer pour tenter de répondre aux nombreuses questions que soulève cette toile : fait-elle partie d’un ensemble plus vaste ? Qui en est l’auteur ? Qui en est le modèle ? Quelle est la provenance de ce gilet, où a-t-il été acheté, quelle maison de broderie l’a confectionné, etc. ?

N’hésitez pas à nous contacter si vous pensez avoir des informations sur cette toile. Nous vous ferons partager ici les avancées de cette quête !

Un grand merci aux Amis qui contribuent à l’enrichissement des collections et de la recherche !

 

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Gilet citadin brodé « à la mode bigoudène », années 1880-90, collection particulièreDon Amis du Musée LT 2 12 13_Page_1Don Amis du Musée LT 2 12 13_Page_2

 

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Brève sur l’histoire récente du Château des Barons du Pont

Le château est le premier objet de la collection du musée. Les Journée du Patrimoine 2013, qui nous invitent à nous interroger sur la notion de protection du patrimoine, nous donnent l’occasion d’un focus sur l’histoire récente du Château des Barons du Pont de Pont-l’Abbé.

La Ville de Pont L’Abbé en fait l’acquisition en 1836, afin d’abriter « l’hôtel de la Mairie et autres services municipaux » : le prétoire de justice de paix, l’école primaire des garçons, la prison municipale et des logements de fonction.

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En 1916, l’architecte des monuments historiques se prononce défavorablement sur le classement du château, qui sera inscrit d’office par l’Etat à l’inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 2 décembre 1926. [L’inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques désigne les biens meubles et biens immeubles faisant à présent l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques. L’inscription est une protection des monuments historiques présentant un intérêt remarquable à l’échelle régionale, contrairement au classement, protégeant les monuments présentant un intérêt à l’échelle de la nation].

Le 8 décembre 1940, le Conseil Municipal vote la mise à l’étude d’un projet de réfection totale de la toiture du château. Les Syndicats d’Initiative du Finistère et de Bretagne se mobilisent pour proposer l’idée d’une rénovation de la tour afin d’y créer un « musée local ». En 1944, la commune de Pont L’Abbé demande une autorisation préfectorale pour la destruction de la tour médiévale. Son état est particulièrement préoccupant, comme le note le Préfet du Finistère, qui tente d’éviter la destruction en engageant une procédure de classement du château à l’inventaire des Monuments Historiques : « le toit est démuni d’ardoises sur le tiers de sa surface et il est à craindre qu’il ne tombe en bloc sur la tête des passants ». Ses sollicitations restent sans réponse, mais l’idée de la création d’un « musée du Pays Bigouden » fait son chemin et aboutit dix ans plus tard.

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Réception du don du costume d’académicien de Charles Le Goffic

 

Le 23 novembre dernier, le Musée Bigouden a le grand plaisir de recevoir des mains de Michel et Jean-Yves Le Goffic le costume d’académicien de leur grand-père Charles Le Goffic.

La famille de l’écrivain costarmoricain a en effet décidé de faire don au musée de l’ensemble du costume : veste, pantalon, veston, bicorne et épée rejoignent les collections ! Un retour remarquable en Pays bigouden, 82 ans après y avoir été brodé par Laouig Jégou, de la Maison Pichavant.

Ce costume réalisé en 1930 à l’occasion de l’élection de Charles Le Goffic à l’Académie Française revêt une importance historique, culturelle et symbolique toute particulière. Charles Le Goffic ayant célébré la Bretagne tout au long de son œuvre, son élection marque une reconnaissance de la valeur artistique des courants régionalistes. L’écrivain est reçu le 4 juin 1931 par les mots de Henry Bordeaux : « Toute la Bretagne veut entrer ici avec vous ».

Cet ensemble majeur est exposé durant la saison 2013 dans la salle consacrée aux costumes.

 

 

 

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L’histoire de la plus célèbre coiffe bretonne…

 

Premiers témoignages sur la coiffure des femmes des environs de Pont L’Abbé

Avant le XIXe siècle, le pays de Pont L’Abbé ne s’appelle pas encore bigouden mais « Cap Caval ». C’est la coiffe des femmes qui lui donnera le nom que nous lui connaissons aujourd’hui.

La première source connue mentionnant la coiffe de Pont L’Abbé comme distincte de ses voisines date de 1747. Le reste de la tenue ne semble alors pas se distinguer du vêtement paysan des campagnes environnantes.

Origine géographique, richesse, statut social, métier… La coiffe est une véritable pièce d’identité.

Au début du XIXe siècle, les femmes semblent poser leur coiffe sur un petit chignon bas. Aucune indication sur l’usage d’un bonnet ne nous est parvenue avant les dessins très précis de FH Lalaisse en 1843. Les cheveux sont remontés sur le bonnet, qui connaît la même utilisation qu’aujourd’hui : il assure la base de la coiffure.

Au milieu du XIXe siècle, les cheveux sont maintenus sur le bonnet à l’aide d’un long ruban de laine. Enserrant la tête, il sert d’assise à la coiffe.

Les ailes de la coiffe, qui pointent encore derrière les lacets dans les années 1850, se rétractent complètement dès les années 1860.

Entre 1880 et 1914 le Pays Bigouden s’ouvre plus largement sur le monde

Corsetée par la religion catholique et la famille, la société traditionnelle évolue cependant et laisse davantage de place à l’individu. Auparavant utilitaire, la coiffe devient objet de coquetterie. Désormais, les femmes libèrent petit à petit leur visage et la coiffe se resserre lentement sur le somment du crâne.

D’abord cantonnée à un petit rectangle, la broderie s’étend peu à peu à l’ensemble de la coiffe : la visagière, la pièce arrière (daledenn), et enfin les lacets vers 1900.

Auparavant simples rubans utilitaires, les lacets étaient souvent découpés au mètre dans des longueurs de dentelle mécanique, avant d’être brodés à la main à partir des années 1900.

Dans les années 1880, les cheveux sont fermement lissés à l’arrière de la tête. Un ruban fixé au sommet de la coiffe les maintient à l’aide d’épingles.

Les années folles de l’entre-deux-guerres : les femmes gardiennes et moteurs de la tradition

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler à l’extérieur du cercle familial. De nombreuses jeunes Bigoudènes doivent se résoudre à l’émigration ou accepter les conditions de travail des conserveries.

Crispation conservatrice ou résistance à l’uniformisation ?

La coiffe connaît alors l’évolution la plus marquante de son histoire : telle un affront à la société moderne, au climat et aux conditions de vie, elle grimpe de façon extravagante.

Filles de la côte, filles de la ville, brodeuses occasionnelles ou professionnelles, toutes se lancent dans une course aux centimètres.

De saison en saison, la coiffe monte… Elle grandit en moyenne d’un centimètre par an.

Après-Guerre, la mode se fige

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, la coiffe a atteint sa taille maximale.

Les Bigoudènes sont rattrapées par leur destin. Le vêtement devient costume, la coiffe devient vestige d’un mode de vie en voie de disparition.

Les dernières générations de femmes portant la coiffe au quotidien sont nées dans les années 1920. Dans les années 1950, elles ont une trentaine d’années. Elles avancent en âge, sont touchées par des deuils, et portent des coiffes pleines ou très sobrement ajourées, de deuil ou demi-deuil. Les nouvelles génération de Bigoudènes, ces jeunes filles qui osaient lancer de nouvelles modes, ne portent plus la coiffe. L’évolution vestimentaire n’a plus de sens. La mode se fige.

Dans les années 1960 et 1970, tant de Bigoudènes qui jusqu’alors portaient quotidiennement leur coiffe l’abandonnent pour une tenue de ville plus commode, mais surtout plus passe-partout. Elles veulent quitter cet attribut jugé ringard et trahissant pour les citadins un retard culturel. D’autres refusent la folklorisation qu’elles lisent dans le regard des touristes. Certaines enfin n’ont plus la force, l’âge venant, de s’attaquer chaque matin à la construction de l’édifice, ou apprécient le confort d’être « en cheveux ».

D’autres femmes continuent de porter leur coiffe, par habitude, par peur du changement, par fidélité à la société traditionnelle… Mais à l’exception des communions, après-guerre, aucune petite fille ne se verra poser la coiffe par sa mère, rompant ainsi la tradition de façon irrémédiable. En 1977, 3 567 Bigoudènes portent quotidiennement la coiffe, soit environ 31 % des femmes de plus de 47 ans.

Symbole d’une culture qui a su résister

A partir de la fin des années 1970, la Bretagne connaît un renouveau économique et culturel. Le flux migratoire s’inverse enfin. Les mouvements culturels revendiquent le droit de vivre au pays, dans le respect d’une culture bretonne réinventée. Le regard sur le vêtement traditionnel change, devient plus valorisant. De rétrograde, la coiffe devient symbole d’une culture qui a su résister au rouleau compresseur de la modernité. 

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Récolement et pose de coiffe

A priori rien de commun entre l’obligation légale de procéder au récolement des collections et la pose de la coiffe bigoudène…

Mais c’est effectivement en procédant à la vérification des objets sur place que Isabel Navarro, stagiaire en conservation préventive au musée, a retrouvé cette série de photos datant de 1963. Nous vous proposons donc de visualiser les étapes majeures de la pose de coiffe en

compagnie d’une jeune bigoudène richement habillée !

 

 

 

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Un tapis exceptionnel de l’Ecole de Kerazan entre dans les collections par préemption

Le musée s’est porté acquéreur de l’un des tapis tissés au sein de l’école de Kerazan, présenté fin décembre en salle des ventes. Ce tapis était l’une des pièces majeures de notre récente exposition « Pays Bigouden Années 20-30 », un témoignage unique de la création bigoudène de l’entre-deux-guerres.

L’acquisition a pu être réalisée grâce à une démarche de préemption. Le musée se substitue ainsi au dernier enchérisseur.

Voilà quelques jours, nous vous sollicitions afin de réunir la somme nécessaire à cette acquisition.

L’appel a été entendu et en 15 jours le montant nécessaire a été atteint. Nous remercions chaleureusement toutes les personnes ayant soutenu ce projet (de Paris, de Pontivy, de Côtes d’Armor, du Pays Bigouden et même de Douarnenez ;)). Le budget a été bouclé notamment grâce au concours providentiel de l’Auberge Bigoudène à Plovan.

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Les photos de famille…


Le musée possède un fonds iconographique relativement important. Il est constitué essentiellement de photos de famille du pays bigouden et est régulièrement alimenté par des dons de particuliers.
Nous remercions les nombreuses personnes qui nous prêtent régulièrement leurs clichés et nous permettent d’en sauvegarder des copies.

Ici, une très belle photo de famille des années 1930. Quasiment tous les hommes portent encore le gilet traditionnel en velours noir. A noter qu’aucun gilet brodé n’est porté. Les tabliers sont ornés de différents types de broderie, nouvelles ornementations à la mode.

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Les grands gilets brodés bigoudens

Ce gilet jaune féminin est en cours d’acquisition par le musée.
Il s’agit d’un très bel exemple de la série des grands gilets brodés de soie du premier quart du XXème siècle, ceux-là même qui ont fait la renommée des maîtres brodeurs bigoudens. Gilet de paysanne aisée, cette parure est réservée aux grands jours.
Le plastron est brodé en rangées, l’une des caractéristiques des gilets bigoudens. La rangée haute est formée de grandes volutes, les deuxième et quatrième rangées sont composées de différents registres : drenn presk, chaînes de vie, petites cornes de bélier. Immuablement, la troisième rangée est constituée de plumes de paon. Un motif particulier dit « écailles de poisson » termine la partie basse du plastron.
Sur les manches se lit aussi la richesse de la famille : un très grand motif de plume de paon, emblème du Pays Bigouden, en couvre la partie haute.
Comme tous les gilets bigoudens jusque dans les années 1920, il est taillé dans un drap de laine épais et sec. L’échancrure des manches dans le dos ainsi que le montage particulier des plastrons et des manches sont les éléments caractéristiques des gilets bigoudens féminins.
D’ailleurs, comment savons-nous que ce gilet est féminin ? La réponse est simple, il possède des manches… En effet, se portant sous une veste, les gilets bigoudens masculins n’en comportent pas.

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